Vie des partis : CAP, tous les déçus de l’UPADS réunis

Samedi 11 Octobre 2014 - 19:45

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Le Congrès africain pour le progrès (le CAP), nouvelle formation politique qui vient de voir le jour au Congo, a effectué sa sortie officielle, le 11 octobre, au Palais des Congrès de Brazzaville. Jean Itadi, ancien ministre sous Sassou 1 et sous Pascal Lissouba, ancien de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), puis du parti MARS, sa propre formation politique, depuis, dissoute, en est le président.

 Il est entouré à la coordination de ce mouvement par Victor Tamba-Tamba, Dominique Nimi-Madingou, Destin Arsène Tsati-Mboungou et Christophe Moukouéké. Tous, piliers du pouvoir de l’ex-président Pascal Lissouba (1992-1997), ils ont décidé de quitter l’UPADS, indiquant que ce parti a manqué de sceller la réconciliation de ses dirigeants lors de son congrès tenu en 2013 et qu’il court à sa perte. D’où la naissance du CAP, a expliqué Christophe Moukouéké. Les instances du CAP fédèrent essentiellement d’anciens responsables de l’UPADS.

Lors de la présentation du parti en présence des militants et des invités, parmi lesquels Mathias Dzon, président de l’Alliance pour la République et la Démocratie, et Clément Mierassa du Parti social démocratie Congolais (opposition), Christophe Moukouéké a salué la naissance d’« un nouvel espace  de dialogue en vue de la consolidation de la démocratie au Congo et en Afrique».

Sur un ton volontiers polémiste, il a dressé un sévère réquisitoire contre le pouvoir en place dénonçant pêle-mêle le musèlement de l’opposition, l’absence de dialogue, l’arrogance, la mauvaise organisation des élections, les velléités de modification de la constitution, l’échec du programme gouvernemental depuis dix sept ans.

La référence à dix sept ans en arrière renvoyait à l’année 1997, pendant laquelle l’UPADS a perdu le pouvoir à l’issue de la guerre civile du 5 juin. En aucune fois, l’orateur n’a fait allusion à une quelconque responsabilité de l’exécutif  d’alors dans la succession des événements qui conduisirent à ces violences, ni donc imploré le pardon du peuple qui en a souffert dans sa chair. Au contraire, il a dessiné les contours du meilleur des mondes qui adviendra au cas où le CAP accédait au pouvoir d’Etat « par les moyens pacifiques ».

 « Voici le CAP, il vient de naître, il était attendu et réclamé. Appropriez-vous ce parti afin que dans l’unité et la démocratie, le Congo assure son progrès », a-t-il scandé avec emphase. Le CAP dont le logo est un régime de palmier a pour devise « Unité, démocratie, Progrès ». Il projette de tenir son congrès constitutif à une date qui reste à fixer.

Gankama N’Siah et Jean Jacques Koubemba

Gankama N'Siah et Jean Jacques Koubemba

Légendes et crédits photo : 

Photo 1: Les membres du bureau exécutif du CAP; Photo 2: Une vue des membres et sympathisants de la nouvelle formation politique