Vie des partis politiques : le comité de crise opposé à la dissolution de l’UFD

Samedi 4 Janvier 2020 - 14:30

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Le comité de crise de l’Union des forces démocratiques (UFD) a, dans une déclaration rendue publique au cours d’un point de presse le 4 janvier à Brazzaville, réaffirmé l’existence du parti condamnant la dissolution prononcée par une frange des membres du bureau politique.

S’appuyant sur l’article 96 qui stipule que « L’UFD ne peut être dissoute que par décision d’un congrès convoqué à cet effet », le président du comité de crise, Michel Ampiri, a qualifié de coup d’Etat et d’un acte de haute trahison, la décision prise par certains membres du bureau politique avec à leur tête le ministre Josué Rodrigue Ngouonimba. Il a, par exemple, rappelé la précipitation, l’improvisation et le non-respect dans la procédure de dissolution.

« Entendu que la base du parti n’a jamais été ni consulté, ni associé à cette décision qui relève en réalité de l’amateurisme politique et constitue pour ses auteurs le péché du siècle. (…) Nous rejetons globalement et systématiquement cette décision prise en violation flagrante des articles 91 et 96 des statuts du parti par des dirigeants mal inspirés, car elle ne s’appuie sur aucun fondement juridique », a dénoncé le comité de crise, précisant que lorsque la base du parti n’est pas préparée à un évènement d’une telle ampleur, cela constitue in fine une infraction politique d’une gravité historique.

Rappelant que l’UFD n’était pas à sa dernière agression, les membres du comité de crise ont condamné « fermement et avec la dernière énergie toutes les manoeuvres dilatoires visant à  déstabiliser le parti de l’intérieur ». Ils ont, par ailleurs, annoncé leur soutien inconditionnel aux actions entreprises par la diaspora du parti en Amérique et en Europe pour sortir le parti de la situation actuelle. Se félicitant du calme et de la retenue observés jusqu’à présent par les militants et sympathisants du parti en dépit de la gravité de l’évènement, Michel Ampiri a invité les différentes fédérations de l’UFD à s’unir sur toute l’étendue du territoire national pour sauver ensemble le parti.

« Nous les invitons à se mobiliser davantage pour barrer la route à tous les actes délicieux qui tenteraient d’enterrer notre parti », a-t-il appelé.

Il a également rappelé que l’UFD et le PCT étaient liés par un accord de partenariat politique, signé le 14 février 2001 à Libreville, au Gabon. C’est ainsi qu’il a invité leur allié au respect scrupuleux des dispositions de cet accord. A cela s’ajoute l’accord de partenariat qui lient les deux partis dans le cadre de la majorité présidentielle. « Le premier accord constitue pour nous un testament politique que nous a légué le président fondateur de l’UFD et que nous conservons très jalousement comme les prunelles de nos yeux. Nous rappelons que cet accord qui n’a jamais été résilié ne parle ni de fusion ou d’ intégration de l’un dans l’autre », a-t-il poursuivi.

Le comité de crise de l’UFD a, enfin, demandé au PCT une clarification sur l’avenir de ces deux accords de partenariat politique le liant à l’UFD. « Les différentes images qui ont été projetées au sujet de cet évènement ont profondément choqué l’opinion nationale en général et jeté le doute dans les rangs de notre parti qui s’interroge aujourd’hui sur la sincérité dans la collaboration entre les deux partis en particulier », a-t-il conclu.

Parfait Wilfried Douniama

Légendes et crédits photo : 

Michel Ampiri entouré de deux autres membres du comité de crise ; les membres du comité de crise de l’UFD/Adiac

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