Violences fondées sur le genre : l’Eglise évangélique décidée à lutter contre le fléau

Samedi 9 Novembre 2019 - 14:45

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Un atelier de vulgarisation du document de politique de mise en œuvre du combat contre les violences faites aux femmes s’est tenu le 8 novembre, au temple du centenaire à Brazzaville. Les ecclésiastiques ont été appelés à s’en approprier.

L’objectif général de la politique de lutte contre les violences fondées sur le genre au sein de l’Eglise évangélique du Congo (EEC) est de contribuer à la prévention et à la lutte contre les violences sexuelles liées au genre ainsi qu’à l’amélioration de la prise en charge holistique des victimes et survivantes, y compris la rééducation des auteurs de ces violences.

L'atelier de vulgarisation de la politique de mise en oeuvre qui vient de se tenir est la suite d’une série d’activités qui a commencé dans trois consistoires cette année, à savoir Nkayi ( 19 mai) ; Dolisie (26 mai), et Kolo ( 6 juin). A chacune de ces occasions, la  présidence de l’EEC a présenté le document de politique contre les violences fondées sur le genre au sein de cette église avec un plan d’action de 2018-2022 ; exhorté les ecclésiastiques et les laïcs à tous les niveaux sur les enjeux de la politique ainsi que sa mise en œuvre dans l’église ; appelé les ecclésiastiques à tous les niveaux à s’approprier le document de politique et à le mettre en œuvre afin de pérenniser la lutte contre ces violences à la fin des financements nordiques.

La politique de l’EEC en matière de lutte contre les violences fondées sur le genre repose sur la nécessité pour les femmes et les hommes de cette église, à tous les niveaux, de changer de mentalités et de comportements pour que le combat contre toutes les formes de violence soit effectif aux plans physique, psychologique et institutionnel.

Le vice-président de l'EEC, Guy Loko Elenga, a indiqué comment l’EEC entend concrètement combattre cette violence, en mettant un accent sur plusieurs axes d’intervention, notamment la prévention des violences fondées sur le genre, l’amélioration de l’accès aux services de prise en charge et d’accompagnement des victimes, etc. Il a proposé trois types de service qui s’avèrent nécessaires du fait des besoins différenciés, du souci de la complémentarité de l’action, à savoir les centres d’écoute, d’orientation juridique et de soutien psychologique, les unités d’accueil, de soutien médical et psychologique et d’orientation juridique ainsi que la sensibilisation pour prévenir la violence (…).

Pour sa part, la coordonnatrice du projet, Joséphine Nsika, a édifié l’assistance sur le plan d’action 2018-2022 de ce projet  pour relever les défis afin de réduire, voire éradiquer les violences fondées sur le genre. Ce plan, a-t-elle dit, constitue le guide pratique qui entend faciliter une plus grande harmonisation des interventions en matière de cette lutte au sein de l’EEC, une efficacité accrue des programmes et sous-programmes dans un cadre défini de suivi-évaluation.

Signalons que cette rencontre entre les animateurs et les pasteurs a été un grand moment d’échanges. De nombreuses interrogations et suggestions ont trouvé des éléments de réponses, voire de satisfaction. Par ailleurs, le document de politique est l’émanation d’une enquête réalisée en son temps au sein de l’EEC qui avait révélé que les femmes étaient victimes de multiples violences. C’est dans ce sens que l’Eglise évangélique de la Norvège a souhaité financé le projet « Violences fondées sur le genre au sein de l’Eglise et la société » et accompagné l’EEC dans la lutte contre ce fléau.

Guillaume Ondzé

Légendes et crédits photo : 

Une vue des participants à l'atelier

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