Clôture du mois de mars : une marche de relaxation pour les femmes de l’UMNGJeudi 3 Avril 2025 - 18:45 Le Pr Parisse Akouango a encouragé, le 28 mars à Brazzaville, les femmes de l’Université Marien-Ngouabi (UMNG) à marcher pour lutter contre la sédentarité, dans le cadre des activités de clôture du mois de la femme. Quant au Conseil économique, social et environnemental (CESE), il a mené une réflexion retrospective sur la place de la femme au sein ladite institution. Environ neuf cents femmes employés par l’UMNG sont enseignantes ou dans l'administration et passent plusieurs heures au travail. Et l’activité physique modérée mais régulière les aide à réduire les tensions musculaires accumulées. En prélude à la marche, ces femmes ont fait des exercices de relaxation dirigés par un coach. En libérant les muscles contractés, cette marche a permis de se détendre et d'éliminer une partie des effets physiques du stress pour atteindre un état de calme et de détente profonde. « Vos droits vous tiennent à cœur mais le tout s’obtient au bout de l’effort. Nous vous soutenons. Vive le mois de la femme », a déclaré le Pr Parisse Akouango, président de l’UMNG. Selon l'Organisation mondiale de la santé, la sédentarité est associée à plusieurs maladies chroniques telles que les maladies cardiovasculaires, le syndrome métabolique, le diabète de type II et le cancer. De plus, la sédentarité est associée à un risque de mortalité plus élevé. « On est souvent assise dans nos bureaux. Nous profitons de marcher pour clôturer ce mois de mars consacré aux revendications de la femme. Nous marchons pour nous relaxer et pour réclamer nos droits, quoique les femmes aient des postes de responsabilité comme vice-présidente, vice-doyenne et des enseignantes. Il n’y a pas de postes de responsabilités spécifiques pour les hommes ou pour les femmes », a reconnu Regina Atipo, enseignante et responsable de parcours à l’UMNG. Une réflexion rétrospective au CESE Par contre au CESE, la présidente Emilienne Raoul et les femmes de cette organisation se sont interrogées sur leur place de 1959 à nos jours. La communication du secrétaire général, Wilfrid Magloire Obili, a édifié l’auditoire sur l’historique des luttes féministes, l’évolution, l’insertion progressive des femmes au sein de cette institution et la fin des inégalités femmes-hommes au Congo. L’article 17 de la Constitution du 6 novembre 2015 stipule: « La femme a les mêmes droits que l’homme. La loi garantit la parité et assure la promotion ainsi que la représentativité de la femme à toutes les fonctions politiques, électives et administratives », a rappelé Wilfrid Magloire Obili, secrétaire général au CESE. L’orateur a illustré ses propos par l’instauration des quotas à l’article 10 de la loi de 2-2003 sur le CES : 1/3 au moins des membres du CESE est composé de femmes. Sur soixante-quinze membres du CES, vingt-huit sont des femmes, soit 37 % de l’effectif. En 2018, le CESE a eu au moins la moitié de ses membres composée de femmes. Le législateur a progressivement mis fin, à partir de 1964, aux inégalités femmes-hommes au CESE en instaurant une discrimination positive. Marguerite Koutoupot et Catherine M’Piaka sont les premières femmes à siéger au CESE. Berthe Doukouro Beguel est la première à occuper un poste au bureau du CESE et Emilienne Raoul la première à présider une institution constitutionnelle, notamment le CESE. Pour mieux réduire ces inégalités, depuis 2019, deux commissions sur quatre sont présidées par des femmes. Donc, la loi garantit la parité et assure la promotion ainsi que la représentativité de la femme dans toutes les fonctions politiques, électives et administratives. « Les femmes furent des pionnières dans notre institution. L’histoire de notre institution doit continuer à être documentée », a souhaité Emilienne Raoul. Fortuné Ibara Notification:Non |