Art-Culture-Média


Art-Culture-Média
Lundi 3 Mars 2014 - 1:00

Le 31 Décembre 1977, Léopold Sedar Senghor, écrit, après avoir lu Les Feux de la planète ceci à Tati-Loutard : « Je trouve que la plus grande grandeur du Congo est dans la poésie de ses poètes». La critique Arlette Chemain, qui nous donne à lire cet extrait dans la préface qu’elle consacre aux œuvres complètes de Jean-Baptiste Tati- Loutard, ajoute ce commentaire éloquent: «phrase deux fois redondante coulée dans un double alexandrin qui dit toute la considération pour le confrère apprécié.» Ce détour par Senghor situe bien le Congo dans le champ littéraire africain. Comme le Sénégal, le Congo est une patrie incontournable de l’Afrique littéraire. La différence entre les deux pays réside en ceci: la place des femmes écrivains. Alors que le Sénégal exhibe la subtile Aminata Sow Fall, la «sulfureuse» Ken Bugul, la caustique Fatou Diome, Khady Hane ou ... Lire la suite


Art-Culture-Média
Lundi 3 Mars 2014 - 1:00

Bélinda Ayessa, journaliste de formation, dirige avec maestria depuis sept ans le mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza. Cet espace deviendra un véritable espace culturel en 2014, avec la construction d’un second module qui comprendra une bibliothèque, un musée, un amphithéâtre, un cybercafé et un restaurant

Pour en savoir plus, nous lui avons donné la parole, non seulement pour parler de l’espace qu’elle a le privilège de diriger, mais aussi du rôle que doit jouer la femme, en particulier la femme africaine. Cela en rapport avec le Forum des femmes francophones qui se tiendra à Kinshasa, en RD-Congo, les 3 et 4 mars.

Bélinda Ayessa, directrice du mémorial Pierre-Savorgnan-de-Brazza Les Dépêches de Brazzaville : Kinshasa abrite les 3 et 4 mars le Forum mondial des femmes francophones sur le thème « Femmes, actrices du développement ». Qu’elle est, d’après vous, la place des femmes dans l’avenir de l’Afrique et du ... Lire la suite


Art-Culture-Média
Lundi 3 Mars 2014 - 1:00

Les Dépêches de Brazzaville : Comment menez-vous la politique du livre au Congo ?
Mireille Opa-Élion : De prime d’abord, j’aimerais parler des grands traits de la politique du livre dans notre pays. Jusqu’en 2009, la politique du livre ne disposait pas d’une assise solide. C’est avec la création par décret en janvier 2010 de la direction générale du Livre et de la Lecture publique que notre pays s’est véritablement doté d’un organe permettant de mettre en œuvre la politique du livre. Il convient de souligner que cette décision gouvernementale procède de l’évidence que de nos jours le livre constitue le précieux sésame qui ouvre les portes de la connaissance, de la réussite et du développement. Il s’agit donc pour l’essentiel de favoriser, par des activités multiples et diverses, l’accès du public au livre, de soutenir l’édition et la ... Lire la suite


Art-Culture-Média
Lundi 3 Mars 2014 - 1:30

Fraîchement débarquée de San Francisco, la danseuse Maimouna Coulibaly nous dévoile ses secrets pour réussir dans le milieu artistique tout en restant fidèle à ses convictions. Fondatrice du mouvement la booty-thérapie et créatrice du spectacle Hééé Mariamou, Maimouna n’a pas le temps de chômer. C’est en trois questions clés qu’elle revient sur sa production, les femmes noires dans ses cours et son lien avec son pays d’origine, le Mali

Maimouna Coulibaly, Black Bazar, Caroline Blache Les Dépêches de Brazzaville : Votre spectacle est unique dans son genre : il mélange le quotidien des enfants de parents immigrés avec des prestations artistiques. Comment avez-vous eu cette idée de mise en scène ?
Maimouna Coulibaly : J’ai écrit cette pièce quand j’avais 20 ans sur les conseils d’une dame qui travaillait pour l’orientation des jeunes des banlieues. En me voyant danser les danses traditionnelles ... Lire la suite


Art-Culture-Média
Lundi 3 Mars 2014 - 1:15

Francian AbassanLes Dépêches de Brazzaville : Le cinéma a du mal à se faire une place en Afrique. Est-ce parce que les pays africains ne perçoivent pas encore la culture comme une industrie comme en Occident ?
Franciane Abassan : Cela dépend des pays. Le Nigeria ou l’Afrique du Sud sont deux pays africains en avance sur les autres en ce qui concerne le poids financier des industries culturelles. Au Nigeria, avec « Nollywood », l’industrie cinématographique pèse 590 millions de dollars par an de recettes et représente le deuxième bassin d’emplois dans le pays avant l’agriculture. Le Nigeria tourne beaucoup sur place, il célèbre son industrie, Nollywood, qui fait rentrer des devises avec ses cérémonies Red Carpet. Les Nigérians consomment aussi localement leurs séries, et d’ailleurs la Banque mondiale aide actuellement le gouvernement nigérian à soutenir l’industrie ... Lire la suite


Art-Culture-Média
Lundi 3 Mars 2014 - 1:15

Euzhan Palcy, cinéasteLes Dépêches de Brazzaville : Euzhan Palcy, vous avez été pionnière sur beaucoup de points. Vous êtes la première Noire à recevoir un César en 1984 avec Rue Case-Nègres, la première et seule femme à avoir dirigé Marlon Brando sur Une saison blanche et sèche, la première Noire produite à Hollywood, la première Noire primée à la Mostra de Venise. Aviez-vous conscience, lorsque vous viviez tout cela, de marquer l’histoire ? De franchir des étapes clés ?
Euzhan Palcy : 
Pas du tout ! Je fais les choses parce qu’elles sont nécessaires, je les vis puis je passe à la suivante. J’ai toujours fonctionné comme ça. À tel point qu’après le succès international de Rue Case-Nègres, mes proches me demandaient ce qui n’allait pas, pourquoi je n’avais pas l’air heureux. J’étais simplement épuisée. Je suis quelqu’un qui mène une course contre la ... Lire la suite


Art-Culture-Média
Lundi 3 Mars 2014 - 1:15

Sonia Rolland est la première Miss France d’origine africaine. Née d’une union franco-rwandaise, elle quitte le Rwanda en plein génocide. Son élection de Miss fut un réel tremplin. Aujourd’hui, elle est vue comme une comédienne à succès. Elle a créé une ONG, Maisha Africa, afin de subvenir aux besoins des enfants au Rwanda

Sonia Rolland, comédienneLes Dépêches de Brazzaville : Quels souvenirs gardez-vous de votre enfance au Rwanda ? À quelle fréquence y retournez-vous ?
Sonia Rolland : Les meilleurs certainement, quoique parfois lointains... Mais je me souviens d’une enfance heureuse, avec des parents qui travaillaient beaucoup et recevaient le week-end. C’était souvent la fête. Je naviguais très aisément entre mes deux cultures, française et rwandaise, et, bien sûr, mes deux langues. Nous avons quitté le Rwanda en 1990, puis nous y sommes retournés en 2001 après mon année ... Lire la suite


Art-Culture-Média
Lundi 3 Mars 2014 - 1:00

Calixthe BeyalaLes Dépêches de Brazzaville : Le thème du Forum mondial des francophones est « Femmes actrices du développement ». Qu’est-ce que cela vous évoque ?
Calixthe Beyala : Nous savons très bien que l’Afrique est un continent matriarcal. Si vous remontez dans le temps, les plus grandes résistances contre la colonisation notamment ont été menées par des femmes, que l’on pense à Souraya du Tchad qui a mis les Français en échec, ou bien encore à Kimpa Vita, la seule femme brûlée vive par les Portugais. Quand on regarde l’histoire des peuples d’Afrique, ce sont des femmes qui ont fondé les royaumes. On a nié tout le travail de libération fait par les femmes en Afrique du Sud. Qui parle par exemple de Dulcie September assassinée en région parisienne ? Et que fait-on de Winnie Mandela ? C’est elle qui s’est battue en réalité, si elle n’avait pas été ... Lire la suite


Art-Culture-Média
Lundi 3 Mars 2014 - 1:00

Dominique Loubao, présidente de l'association Plume noire Dominique Loubao est la présidente de l’association Plume noire. Association fondée en 1995 qui a la volonté de promouvoir la littérature du monde noir et francophone

L’association a créé le Salon du livre de la Plume noire, qui se tient tous les ans à l’automne en France, dans les Dom-Tom, et désormais à l’international. D’origine ivoirienne et juriste de formation, Dominique Loubao a été chef de projet à l’Unesco, puis s’est dirigée vers les métiers de la culture par passion. Elle se révèle être une femme de convictions qui veut rassembler grâce à la littérature. En effet, la fondatrice du Prix Plume noire, est reconnue pour promouvoir de manière effective la littérature d’Afrique et des outre-mers et faire émerger des personnalités dans la littérature francophone.

Mais son combat pour l’exposition de ces nombreuses œuvres au grand public ... Lire la suite


Art-Culture-Média
Lundi 3 Mars 2014 - 1:00

Marie-Léontine Tsibinda BilomboLes Dépêches de Brazzaville : Dire que vous êtes écrivain vous définit-il ?
Marie-Léontine Tsibinda : Écrivain, oui, mais qui ne veut pas se laisser enfermer dans un carcan. L’art d’écrire est un art infiniment subtil, fugace. Il vous donne un instant insaisissable à matérialiser par des mots, des images ou des métaphores. Ces mots font de vous un écrivain unique, comparable à aucun autre, même si l’imaginaire demeure la source commune de la création littéraire. Et l’imagination ne s’achète pas comme une chemise taillée sur mesures. Le véritable écrivain reste libre dans son laboratoire créatif.

LDB : Vous vivez au Canada. Est-il plus juste de parler d’exil ou d’immigration dans votre cas ?
L’exil et l’immigration ont un point commun. Ils donnent une nouvelle terre d’espérance, d’autres opportunités à saisir. Des rencontres et des ... Lire la suite

Pages