Bourse de résidence artistique : six questions à l’artiste plasticienne, Sardoine Mia

Jeudi 5 Septembre 2019 - 20:52

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Jeune peintre et photographe congolaise, Sardoine Mia est invitée par les Gasteateliers Krone Aarau à prendre part à une résidence de recherche artistique, du 6 septembre au 5 décembre, à Aarau en Suisse. Entretien avec l’artiste.

Les Dépêches du Bassin du Congo (L.D.B.C) : Pouvez-vous décliner votre identité à nos lecteurs ?  

Sardoine Mia (S.M.) : On me nomme Sardoine Miambanzila. Agée de 21 ans, je suis artiste plasticienne. Résidant à Brazzaville, j’étudie actuellement l’architecture. Mordue de l'art à cinq ans, j’ai commencé par le dessin, avant de m’intéresser à plusieurs autres disciplines artistiques :  photo, vidéo, peinture. C’est ainsi que dans ma lancée autodidacte, j’ai fait la rencontre, en 2016, des ateliers Sahm. Séduite par la puissante énergie artistique des lieux, j’ai donc décidé d’en devenir membre et de faire carrière en peinture. 

L.D.B.C : Comment avez-vous été sélectionnée pour la bourse Gasteatelier Krone Aarau ?

S.M. : En 2017, lors de ma participation à la 6e édition de la Rencontre internationale d’art contemporain aux ateliers Sahm, j’ai été lauréate en peinture de la bourse annuelle de travail Gasteatelier Krone Aarau. Cette première résidence m’avait permis de me perfectionner et de hisser encore plus haut mon talent. Et c’est, en effet, grâce à cette première rencontre que j’ai été rappelée pour une résidence de trois mois.

L.D.B.C : En quoi consistera précisément cette période de travail en Suisse ?

S.M. : La bourse de résidence Gasteatelier Krone Aarau me permettra de m’exprimer, de m’ouvrir à travers la peinture dans un cadre typiquement de recherche et de découverte. Et comme j’aime beaucoup créer, ce sera alors l’occasion de faire ressortir ce génie créatif qui sommeille en moi. Au terme de ma résidence, je restituerai mes recherches, par une exposition, d’abord à Aarau, avant mon retour au pays et par la suite à Brazzaville, d’ici à janvier ou février 2020.

L.D.B.C : Parlez-nous de votre intime liaison avec l’art

S.M. : L’art est pour moi une prison, mais dans le bon sens du terme. En effet, c’est un sentiment de joie et de plaisir. Au fur et à mesure que tu l’exerces, tu crées, tu découvres, tu redécouvres et ça ne s’arrête pas.

L.D.B.C : Comment se définit votre style artistique ?

S.M. : Déjà que je réalise la photo, la vidéo, le dessin et la peinture, je suis emmenée à explorer plusieurs univers. Mon style se trouve à mi-chemin entre la destruction et la création, entre la recherche et la construction. Je l’ai nourri de mes propres expériences humaines. A travers mon style, je m’extériorise afin de laisser le monde me traverser par mes œuvres. Adepte du symbolisme, j’utilise majoritairement des couleurs comme le noir, le rouge, le bleu, le gris, afin de ressortir avec charme l’équilibre entre la froideur et la chaleur, l’agressivité et la douceur.

L.D.B.C : Un mot de fin…

S.M. : Lancez-vous et vivez votre passion comme un réel voyage. Pour l’avenir, je n’ai pas de projets concrets mais plutôt des objectifs à atteindre.

Jessica Atipo

Légendes et crédits photo : 

Sardoine Mia

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