Cémac : les ministres de la Santé valident les plans de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme

Lundi 19 Août 2019 - 18:00

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Réunis le 18 août à Brazzaville, les ministres des pays de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) ont adopté des documents parmi lesquels des plans stratégiques sous-régionaux, 2019-2023, de lutte contre le sida, le paludisme, la tuberculose et les hépatites.

A cette validation s’ajoute le référentiel sous-régional d’harmonisation des sanctions et infractions liées au trafic des médicaments de qualité inférieure et falsifiés en zone Cémac.

Il a, par ailleurs, été validé : les projets des statuts, l’organisation et le fonctionnement, ainsi que l’organigramme du Ciespac, en tant qu’institution spécialisée de la Cémac et les projets des textes révisés de l’Organisation de coordination pour la lutte contre les endémies en Afrique centrale (Oceac).

Sur les observations d’ordre général, les ministres ont recommandé à l’Oceac, institution spécialisée de la Cémac, érigée en Agence d’exécution de la communauté, pour les questions de santé publique, suite à l’autonomisation du Ciespac de soumettre ces documents au Conseil de direction de l’Oceac.

A ce propos, trois résolutions ont été adoptées, à savoir une relative à la dénomination de l’Oceac qui doit s’arrimer à ses nouvelles missions dans le contexte de la Cémac ; la deuxième relative à l’élaboration d’urgence d’un manuel de procédure pour le fonctionnement de l’Oceac ; une troisième relative à la convocation d’un conseil de direction de l’Oceac dans les meilleurs délais, sous quelque forme que ce soit. En effet, l’objet de ce conseil de direction sera l’examen des documents et textes soumis à l’approbation des ministres sur la gestion de la période de transition au Ciespac.

Couvrant essentiellement les six pays membres de la Cémac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad), qui totalisent une population estimée, en 2017, à près de 50 millions d’habitants, et une superficie totale de plus de 3 millions de km2, l’Oceac a pour but de contribuer à une amélioration de l’état de santé de ladite population et, de ce fait, au développement multiforme de la sous-région. Pour ce faire, l’institution est arrimée, entre autres, aux objectifs de santé publique du niveau global, dont le volet santé des Objectifs de développement durable (ODD).

De manière plus spécifique, les actions de l’Oceac portent essentiellement sur les thématiques prioritaires que sont : le VIH/Sida, le paludisme, la tuberculose, les hépatites, les maladies tropicales négligées, les maladies évitables par la vaccination, les fièvres hémorragiques (notamment la maladie à Virus Ebola) et les maladies non transmissibles, ainsi que l’harmonisation des politiques pharmaceutiques nationales.

Il faut signaler que cette réunion a été clôturée par la ministre de la Santé et de la Population de la République du Congo, Jacqueline Lydia Mikolo, en présence de ses homologues de la sous-région, du secrétaire exécutif de l’Oceac, Manuel Nso Obiang Ada, du président de la Commission de la Cémac, José Antonio Edjang Ntutumu Avomo, des corps constitués au Congo, ainsi que des experts des pays membres de la Cémac.

Guillaume Ondzé

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