Commission CEEAC : le Congolais Honoré Tabuna veut raffermir les économies environnementales

Mercredi 16 Septembre 2020 - 17:15

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Le premier commissaire à l’environnement, ressources naturelles, agriculture et développement rural de la commission CEEAC s’est engagé, dans une interview accordée aux Dépêches de Brazzaville, à mettre en œuvre les décisions des chefs d’Etat relatives aux économies environnementales : verte, bleue, agricole, agroalimentaire ainsi que nutritionnelle et le développement rural.

En effet, il s’agit de mettre en œuvre le plan stratégique 2021-2025 de la Commission CEEAC, en lien étroit avec le plan stratégique global 2021-2025 de cette structure. Lequel permettra d’identifier les interventions nécessaires à la réalisation des objectifs d’intégration régionale envisagés par le département environnement, ressources naturelles, agriculture, et développement rural.

« L’intérêt et le bien-fondé d’adresser la question du plan stratégique vient de la nécessité que l’ensemble du personnel du département puisse se donner et partager une vision commune et suffisamment claire en termes d’objectifs de développement à court, moyen et long terme, dès le lancement des activités de la nouvelle commission, c’est-à-dire dès les premiers jours de l’année 2021 », a indiqué le Dr Honoré Tabuna.

Il s’agira pour le département d’élaborer et d’ajuster ainsi que de mettre en œuvre les politiques communautaires en matière de l’économie des forêts, de l’eau, des ressources extractives, de développement rural et de l’environnement à travers l’économie verte et l’économie bleue, en lien avec l’agenda 2030 des Nations unies, l’agenda 2063 de l’Union africaine, l’accord de Paris, les décisions des chefs d’Etat sur le développement du système de l’économie verte en Afrique centrale, la déclaration des ministres de la commission climat du bassin du Congo et du Fonds bleu pour le bassin du Congo et les Plans nationaux de développement des Etats membres.

Selon ce commissaire, les programmes sectoriels communautaires à élaborer sont destinés à répondre aux attentes et besoins des Etats, du secteur privé, des populations et des autres parties prenantes. Par ailleurs, leur mise en œuvre devra respecter le passage aux échelles : régionale, nationale et locale où les impacts et véritables changements sont attendus.

Le docteur Honoré Tabuna suggère que, pour y arriver, un cadre institutionnel de mise en œuvre et d’une gouvernance innovante sera proposé aux Etats, pour une meilleure appropriation ainsi que le respect du passage des programmes humanitaires aux programmes devant contribuer à un véritable développement. Pour ce dernier point, le secteur privé (Partenariat Public Privé (PPP), encouragement de l’initiative privée et autres incitations, les marchés, la politique commerciale et la zone de libre-échange continentale africaine constitueront la clé du dispositif et seront mis à contribution.

Les interventions prioritaires du département planifiées et définitivement retenues dans le cadre du plan stratégique 2021-2025 seront ventilées selon trois grands axes notamment en premier, la gestion durable des ressources naturelles, la gestion environnementale, le développement durable et la gestion des risques et catastrophes, en second l’agriculture et des conseils agricoles, l'alimentation et la nutrition, l'élevage et la pêche enfin le développement rural. 

« En termes de résultats concrets, nous entendons, entre autres : le développement et la promotion de nouveaux secteurs économiques : cas de tous les secteurs de l’économie bleue et de l’économie verte déjà adoptés par les Etats, longtemps ignorés, mais très importants pour la diversification de l’économie des Etats, le développement de l’artisanat et des petites entreprises des produits traditionnels alimentaires et non alimentaires, le développement et la promotion des grandes entreprises des secteurs cibles (environnement, agricoles, agroalimentaires, eau et ressources naturelles) », a expliqué le Congolais Honoré Tabuna, premier commissaire de la commission CEEAC.

Ce dernier a ajouté que : « la solution au problème de la pénurie d’eau dans les ménages, l’importation massive injustifiée et inexplicable des produits alimentaires de base (viande, poulet, poissons, fruits tropicaux, jus de fruit, etc.), l’importation des produits transformés à base de bois et l’amélioration des conditions de vie des populations à travers le développement des activités socio-économiques, culturelles et écologiques doivent être destinées au cœur du développement rural en lien avec les avantages comparatifs de chaque village ».

Fortuné Ibara

Légendes et crédits photo : 

A Libreville, le Dr Honoré Tabuna en train de prendre des engagements/Adiac

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