Danse contemporaine. Souleymane Koné : « Ma pratique artistique tourne autour des voyages, des festivals et des plateformes d'échange »

Vendredi 21 Août 2020 - 14:03

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Danseur-chorégraphe Burkinabè, Souleymane Ladji Koné est également passionné de jardinage, des arts visuels et des aménagements paysagers. Il est membre co-fondateur du Collectif JUMP (Jeunesse unie pour un mouvement positif) au Burkina Faso, qui a pour objectif de promouvoir la créativité dans divers domaines.

Les Dépêches du Bassin du Congo : Comment êtes-vous devenu chorégraphe professionnel ?

Souleymane Ladji Kone : J'ai commencé avec la danse hip-hop, dans mon quartier de Ouagadougou, sur les scènes urbaines, celles qui m´ont façonné avec les tendances proclamant la liberté d'esprit et le partage. Dans le même état d´ouverture, j'ai rencontré le théâtre et la musique avec la compagnie Fereen, puis la danse contemporaine au CDC la Termitière, et pour finalement avoir la chance d´intégrer l'école EDIT d´Irène Tassembédo pour une formation professionnelle de trois ans. Mais la formation ne finit jamais, d'autres expériences, laboratoires et résidences ont suivi. Aujourd'hui, je suis co-directeur de la compagnie Ciel K, d'où j'ai fusionné mon univers avec l'artiste visuelle Michaela Solnická Volná, pour poursuivre notre recherche artistique commune. La compagnie cultive des actions et des créations ancrées dans la danse et le design en rencontrant autres disciplines artistiques. Cette complicité et cette complémentarité entretiennent le dynamisme et le questionnement perpétuel sans préjugés. Le métier de danseur-chorégraphe m'amène à travailler avec des artistes du monde entier. A travers ces collaborations et ces échanges, je continue à me professionnaliser.

LDBC : Quels sont les grands moments et défis qui ont marqué votre vie de danseur-chorégraphe ?

SLK : Mon travail de danseur-chorégraphe me permet de beaucoup voyager, de rencontrer, de partager des compétences, il y en a tant de moments remarquables, mais bref ! Etonnamment, c´est le moment présent qui me fait vivre des moments les plus forts. Depuis le mi-mars, avec la crise covid-19, j'ai eu le défi d'être à Ouagadougou. D’où, j’ai partagé mon temps entre le CDC la Termitière, pour accompagner la formation de Yeleen Don, et le Collectif Jump pour cordonner et participer au projet "Pocket Park" un projet pilote communautaire - une série d'ateliers multidisciplinaires sur l'espace public avec des artistes, architectes, paysagistes, jardiniers, designers, sculpteurs, soudeurs, graphistes, sociologues et autres. Ce furent de grands moments qui m'ont marqué malgré la crise bouleversante, en respectant les règles sanitaires bien sûr ! Cette crise m'a permis de renforcer les liens locaux et de développer des activités au Burkina, même si mon espace de travail s'est réduit, puisque ma pratique artistique tourne autour des voyages, des festivals, des plateformes d'échange et d’autres activités. En ce moment, je pense nécessaire que nous prenons l’occasion pour discuter, pour trouver des solutions pour notre environnement, et surtout, les réponses aux questions liées aux défis et urgences d'aujourd’hui, comme la covid-19, la consommation exubérante, les immenses incendies de forêts, les injustices et plein d´autres défis. Le seul leitmotiv est « Engageons le mouvement ! Le mouvement vert ! »

Aubin Banzouzi

Légendes et crédits photo : 

Le danseur chorégraphe Souleymane Koné

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