Enseignement : l’école au défi face au Covid-19

Jeudi 19 Mars 2020 - 20:30

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C'est officiel, l’école a fermé ses portes au Congo. De nouveaux éléments sur le nombre des cas de la pandémie Covid-19 ont tant soit peu eu raison du calendrier scolaire au Congo.

Pendant trente jours soit un mois, les élèves et étudiants congolais sont invités à ne pas se rendre dans leurs établissements respectifs. On parle des mesures reconductibles en cas de besoin, comme l’a précisé le Premier ministre, Clément Mouamba le 18 mars.

En attendant, que doivent faire les élèves, étudiants et enseignants ?

Les ministères de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, ainsi que celui de l’Enseignement supérieur n’ont pour l’heure fait de déclaration sur des dispositifs qui vont assurer une continuité pédagogique, de manière à faire fonctionner l'enseignement dans des conditions d’absence de contact physique entre apprenants et formateurs.

Sous d’autres cieux, la continuité pédagogique s’annonce un peu moins problématique, les établissements ont déjà recours à l’utilisation de leurs espaces numériques et mettent à disposition des étudiants et élèves des supports de cours dématérialisés.

L’enseignement à distance inexistant au Congo, cette possibilité n’est certainement pas envisageable pour l’heure. Les classes de 3e, 1re, terminale concentrent les inquiétudes. Les réactions des élèves oscillaient d’ailleurs entre la joie d’un congé inattendu, et la crainte de voir les examens reportés. Il ne faut pas que ça dure trop longtemps, espèrent-ils, qui ne peuvent se permettre de prendre trop de retard. Face à cette fermeture, certains élèves et enseignants ont le sentiment de perdre des jours précieux, qui auraient permis, disent-ils, de se former et de se préparer au mieux pour les examens.

N’est-il pas temps de repenser le système éducatif au Congo ?

La République du Congo compte parmi les dix pays d’Afrique qui bénéficient des fonds en dépôt de la République populaire de Chine afin de mettre à profit la technologie de l’information et de la communication pour combler le déficit de qualité dans l’enseignement depuis 2014. Malgré les réformes engagées dans l’éducation, l’intégration des nouvelles technologies dans ce secteur n’est toujours pas effective.

L’élaboration des programmes scolaires intégrant la compétence et la qualification en prenant en compte l’évolution des nouvelles technologies ne sera effective que si: le gouvernement inscrit dans le budget de l’éducation un chapitre y relatif afin de pourvoir les établissements scolaires de l’outil informatique, les nouvelles technologies sont intégrées dans les programmes de formation des formateurs et apprenants, tout est mis en œuvre pour construire des salles multimédias avec connexion internet dans les différentes institutions scolaires, les apprenants aux besoins spéciaux sont pris en compte et si l’ordinateur devient à la portée de toutes les couches sociales pour une informatique de proximité. Cette démarche serait sans doute un atout considérable pour le système éducatif et une réponse au cas où  survient le confinement.

 

 

Durly Emilia Gankama

Légendes et crédits photo : 

Des lycéens lors de a levée du drapeau

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