Environnement : une érosion menace le Ciespac

Mercredi 8 Janvier 2014 - 14:10

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Le Centre inter-États d’enseignement supérieur en santé publique d’Afrique centrale (Ciespac), situé dans l’arrondissement 9, Djiri, près du lycée Thomas-Sankara, se trouve menacé par une érosion occasionnée par les pluies du mois de décembre, qui se sont abattues sur la capitale congolaise

Le centre, dont les bâtiments ont été récemment construits, mérite d’être protégé afin d’éviter leur destruction. Déjà, son mur de clôture s’est en partie écroulé, favorisant ainsi l’avancée de cette érosion. Le Ciespac a pour objectif de participer au développement sanitaire de l’Afrique centrale, de former des personnels de haut niveau adaptés et opérationnels, d’apporter un appui réel aux programmes sanitaires de la sous-région.

En amont du Ciespac, un glissement de terrain menace également le mur du lycée Thomas-Sankara nouvellement érigé.

Dans la capitale congolaise comme ailleurs, les érosions sont dues au lotissement anarchique, au déboisement, à l'insuffisance des systèmes de drainage des eaux pluviales, à la défectuosité de communication sur la problématique des érosions, à la caducité du plan de développement urbain.

En attendant une évaluation précise, il est possible d’anticiper les besoins, en cherchant des solutions pour sauver les habitations à risques et en mettant en place des abris d’urgence.

À Brazzaville, située sur des collines avec des pentes pouvant aller jusqu’à 20%, et surtout en zone périphérique, on peut estimer la fréquence et l’occurrence des érosions et identifier les zones à risque à partir d’informations portant sur la géologie, le climat, la végétation et l’hydrologie.

Outre l’insuffisance de politique d’aménagement en matière de systèmes de drainage des eaux pluviales, on peut déplorer que les canalisations, là où elles existent, ne soient pas toujours curées à temps. Par ailleurs, le processus d’érosion peut passer inaperçu : il commence par un décapage superficiel, puis se forment des ravines, des crevasses qui s’élargissent et s’approfondissent. Il est alors trop tard. Les mesures permettant d’atténuer les conséquences des glissements de terrain consistent à la fois à sensibiliser les communautés et à prévoir des systèmes de surveillance, d’alerte et d’évacuation.

Rappelons que le gouvernement congolais a lancé en juillet 2011, un projet de lutte contre les érosions, glissements de terrain et autres phénomènes naturels dus à l'occupation anarchique des terres. Intitulé « Aménagement des bassins versants et stratégies de lutte contre l'érosion hydrique à Brazzaville », ce projet a été mis en œuvre et vise un aménagement intégré durable des terres urbaines et périurbaines de Brazzaville.

Le lancement de ce projet est intervenu après la signature d'un accord en avril de la même année entre la FAO et le ministère du Développement durable, de l'Économie forestière et de l'Environnement. Il contribue à l'atteinte de l'Objectif n°7 du millénaire pour le développement, relatif à la préservation durable de l'environnement. Il facilite la restauration des sols, des paysages forestiers urbains et périurbains et à la conservation de la biodiversité.

Fortuné Ibara