Faune : les conservateurs affinent les méthodes de protection de l’éléphant

Lundi 20 Février 2017 - 17:45

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La ministre de l’Economie forestière et du développement durable, Rosalie Matondo, a ouvert le 20 février à Brazzaville, l’atelier de validation du Plan d’action national pour l’ivoire (Pani) et d’élaboration du Plan d’action national pour l’éléphant (Pané).

 L’atelier qui réunit les ONG internationales de conservation de la nature, les partenaires au développement et les décideurs s’inscrit dans la perspective de consolider la gestion de la biodiversité, d’adopter et de valider le document du Pani (2015-2016) et d'amorcer la rédaction des grandes lignes d’élaboration du Pané.

Le plan d’action national pour l’ivoire vise la réduction à l’horizon 2025 du braconnage de l’éléphant de forêt et le trafic illicite de l’ivoire. L’adoption des Pani comme par les pays signataires de la Cites pourra être entreprise lors de la 64e session du comité afin de réduire l’impact du commerce illicite de l’ivoire.  

Par contre le plan d’action national pour l’éléphant (Pané) consiste à rassembler les initiatives existantes aux niveaux régional et national sur la protection de l’éléphant afin de créer un plan d’action pour les éléphants en République du Congo. Ce plan va développer un cadre de travail pour la protection des éléphants basé sur les activités clés. Il s’attèllera aussi à rechercher et à aligner des sources de financement selon le plan de travail élaboré et assurera l’émergence du pays en tant que leader régional dans la mise en place de nouveaux modèles de conservation de l’espèce.

L’élaboration de ces plans répond également aux engagements internationaux de la République du Congo, en sa qualité de pays faisant partie de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES), et de membre de la Coalition pour l’éléphant d’Afrique (AEC) ainsi que de l’Initiative pour la protection de l’éléphant (EPI).

Pour professionnaliser le traitement des dossiers liés au trafic illicite des produits de la faune sauvage, les séminaristes vont examiner les possibilités de former et recycler les procureurs afin de les impliquer dans la promotion de la gestion rationnelle de la chasse et de lutter contre le braconnage.

Il y a un siècle, la population d’éléphants d’Afrique a été estimée à plus de 1,6 million de spécimens. Ce chiffre a connu un déclin selon une récente enquête réalisée.

Cependant, une source d’information renseigne que le Congo est cité parmi les onze pays considérés comme plaques tournantes du commerce illicite de l’ivoire selon les 63e, 64e et 65e réunions du comité permanent et la 16e conférence des parties signataires de la Cites. Une autre encore souligne qu’au Congo, le marché illicite de l’ivoire est passé de 50.000 à 150.000 FCFA le kilogramme.

La ministre de l’Economie forestière n’est pas insensible au triste sort que subissent les éléphants. Elle a rappelé que : « L’éléphant est un héritage que nous devons à notre tour léguer aux générations futures. Il peut générer des fonds qui profiteraient à l’Etat grâce au tourisme de vision. Au cours de la 17e conférence des parties signataires de la Cites du 23 septembre au 05 octobre 2016 à Johannesburg, le Congo a soutenu l’initiative de destruction des stocks d’ivoire, la fermeture des marchés domestiques d’ivoire, et a interdit le commerce des spécimens venant d’éléphants ».

Rappelons que l’organisation de cet atelier a été financée par l’ONG internationale Stop Ivory ainsi que l’Initiative pour la protection de l’éléphant (EPI) et facilitée par Wildlife Conservation Society Programme Congo (WCS).
 

Fortuné Ibara

Légendes et crédits photo : 

Podium des officiels lors de l'ouverture des travaux du séminaire

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