Santé : la vente du produit "Combiart" autorisée dans les officines

Mardi 25 Juin 2019 - 15:30

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Le commerce  du médicament antipaludique, suspendu dans les pharmacies,  a été confirmé le 24 juin, par le directeur de la pharmacie et du médicament, le Dr Boniface Okouya, lors de la conférence de presse animée conjointement avec le coordonnateur de la lutte contre les faux médicaments inférieurs, Clément Edmond Mampouya, et l’ancien directeur de la pharmacie et du médicament, Etienne Mokondji Mobé.

Disponible sur le marché depuis des années, Combiart avait été mis en quarantaine dès l’alerte de ses effets secondaires par le ministère de tutelle, a indiqué le directeur de la pharmacie et du médicament, le Dr Boniface Okouya.

En effet, un patient  ayant  pris le produit antipaludique "Combiart 80 mg" aurait subi des effets indésirables du genre étouffements, étourdissements, vomissements, problème de baisse du rythme cardiaque et bien d’autres. Par conséquent, une étude  de  ce médicament a été réalisée dans trois laboratoires distincts, notamment en République démocratique du Congo, au Togo et au Sénégal. Le produit a été soumis à une analyse afin de déceler le plus tôt possible tous ses effets indésirables tel qu’exige la pharmacovigilance, sur les mécanismes et les conséquences de ses effets sur instructions du ministère de la Santé et de la population. Le coordonnateur de la lutte contre les faux médicaments inferieurs, Clément Edmond Mampouya, a expliqué que l’étude a porté sur l’analyse organique, les types d’essai, la qualité du principe actif, la qualité du médicament et ses normes, la recherche des pesticides, etc.

Après analyse de ce produit, le Dr Boniface Okouya a annoncé : « Dès ce jour, nous allons prendre la décision de lever la quarantaine du produit Combiart qui est fiable et de bonne qualité », ajoutant :« Nous attendons le laboratoire fabricant du produit antipaludique dénommé  Cachart 80 mg pour mener la même démarche pharmaceutique ».

Entre-temps, le directeur de la pharmacie et du médicament a invité les délégués médicaux à venir demander l’authentification pour établir l’autorisation de mise sur le marché. Il a également assuré les pharmaciens de la cartographie pharmaceutique en les incitant à exercer leur profession dans tous les départements du Congo. Boniface Okouya a même rappelé, dans sa communication, la vision du ministère sur la politique nationale pharmaceutique, l’arsenal juridique,  annoncant la participation du Congo aux prochaines rencontres à l'extérieur du pays dans ce domaine ainsi que l'incinération prochaine des médicaments saisis.

Par ailleurs, l’ancien directeur de la pharmacie et du médicament, Etienne Mokondji Mobé, à cette même occasion, a souligné le danger des faux médicaments qui occasionnent des décès considérables dans le monde. Près de huit cent mille personnes trouvent la mort à cause des médicaments falsifiés chaque année dont un tiers en Afrique. « Les faux médicaments gangrènent les sociétés africaines où ils ont été saisis au Togo, en Côte d’Ivoire, au Mali, au Cameroun et en RDC », a-t-il dit.       

Lydie Gisèle Oko

Légendes et crédits photo : 

Les orateurs lors de la conférence / Adiac

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