Sommet Action climat : Félix Tshisekedi plaide pour la préservation de l’écosystème forestier congolais

Mardi 24 Septembre 2019 - 17:04

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Prenant part lundi à New York lors des assises destinées à endiguer la crise climatique, le chef de l'Etat congolais a relevé, dans son intervention, l’importance de préserver les forêts congolaises vue l’étendue de ses tourbières, tout en faisant appel à des financements requis.

Le président de la République séjourne à New York, aux Etats-Unis, dans le cadre de la 74e  session annuelle de l’Assemblée générale des Nations unies. Il a fait entendre, le 23 septembre, la voix de l'Afrique, ou mieux, de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale au sommet Action climat initié par le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, en marge de l’Assemblée générale. La préservation de l’écosystème du massif forestier du Bassin du Congo était au centre de son intervention, montrant au monde l’importance de cette aire géologique afin de susciter des appuis à l’échelle internationale.

Les forêts congolaises s’étendent à elles seules sur une superficie de 154 millions d’hectares couvrant plus de 60% des forêts du Bassin du Congo. Elles méritent, a dit Félix Tshisekedi, une attention soutenue de la part des partenaires extérieurs. Leur disparition, a-t-il prévenu, peut aller jusqu’à provoquer une déstabilisation écologique mondiale et, par ricochet, emporter 52% d’eaux douces d’Afrique.

« Des récentes études ont montré que les tourbières dans la forêt de mon pays s’étendent sur 145 500 km2 et stockent quelque trente milliards de tonnes de carbone. Cette étendue de carbone est l’équivalent de trois ans d’émissions de combustibles fossiles dans le monde. Ce qui fait des tourbières du Congo le complexe des tourbières tropicales le plus étendu de la planète », a indiqué le chef de l'Etat congolais.   

Pour lui, ces forêts constituent une part importante de la réponse au grand défi du réchauffement climatique qui menace la planète. Et s’agissant de son pays, Félix Tshisekedi entend accroître significativement les aires protégées, y compris certains cours d’eau, sur l’ensemble du territoire afin de renforcer la préservation de la biodiversité. Il a aussi exhorté les partenaires extérieurs à soutenir effectivement son gouvernement dans ses efforts pour la préservation de l’écosystème de la forêt du Congo. « Il est inconcevable que les forêts les mieux conservées au monde ne captent qu’1% du financement disponible », s’est-il alarmé.

Réagissant positivement à ce discours, les responsables de Greenpeace Afrique ont néanmoins exhorté Félix Tshisekedi à matérialiser ses bonnes intentions dans le sens d’interdire toute exploitation industrielle et forestière illégale dans la forêt du Bassin du Congo dont la République démocratique du Congo occupe plus de la moitié.

« Le nouveau gouvernement doit immédiatement annuler toute nouvelle activité industrielle dans la forêt pluviale et mettre fin à l'exploitation forestière illégale qui y est généralisée. Il doit, en outre, reconnaître que la clé de la véritable protection des forêts et du développement national repose sur les communautés forestières - et non sur les industries internationales d'exploitation », a déclaré Irène Wabiwa Betoko, directrice principale de la campagne forestière à Greenpeace Afrique.      

Alain Diasso

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