Tribunal d’Owando : ouverture d’une procédure judiciaire pour crimes sur la faune

Mercredi 22 Août 2018 - 17:30

Abonnez-vous

  • Augmenter
  • Normal

Current Size: 100%

Version imprimableEnvoyer par courriel

L’instance judiciaire du département de la Cuvette va auditionner, ce 23 août, Henry Roland Botata et Florida Kaba pour abattage et commercialisation d’espèces animalières intégralement protégées par la loi. 

Le braconnier Henry Roland Botata va comparaître pour abattage d’un éléphant et d’un gorille, lors d’une pratique de chasse avec une arme de guerre de type PMAKA. 

Henry Roland Botata et Florida Kaba ont été au départ placés en garde à vue dans les locaux du commissariat de police de la sous-préfecture de Makoua, avant d'être déférés devant le procureur de la République près le Tribunal d’Owando.

 « J’ai décidé d'entrer en forêt tout seul. Arrivé au campement quelques temps après, j'ai abattu un gorille que j'ai boucané et utilisé les autres parties de viande fraîche pour mes pièges à crocodile. J'ai quitté le campement laissant les pièges à crocodile dans l'eau, à la recherche des éléphants. C'est alors que j'ai pu abattre un éléphant de petite taille », a indiqué Henry Roland Botata.

Pour sa part, Florida Kaba a été impliquée pour achat et commercialisation des pointes d’ivoires. Elle a affirmé avoir acheté seize kilogrammes d'ivoires à trente mille francs CFA le kilogramme.

Ces espèces ont été abattues dans le Parc national de Ntokou-Pikounda, situé à cheval entre le département de la Sangha et celui de la Cuvette. Cette aire protégée est la dernière née du Congo, en 2012. 

Rappelons que chasser dans une aire protégée, abattre une espèce intégralement protégée et chasser avec une arme de guerre  constituent des  infractions au titre de la loi n° 37-2008 sur la faune et les aires protégées du 28 novembre 2008.  Les délinquants sont passibles d’un emprisonnement de deux à cinq ans et peuvent payer des dommages et intérêts allant de cinq cent mille à cinq millions FCFA.

Fortuné Ibara

Légendes et crédits photo : 

Les objets saisis auprès de Henry Roland Botata / Adiac

Notification: 

Non