Union africaine : Denis Sassou N'Guesso à Nouakchott pour le 31e sommet des chefs d'État

Vendredi 29 Juin 2018 - 18:45

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Aux côtés de ses paris africains, le président de la République, présent dans la capitale mauritanienne, ce 29 juin, portera la voix du Congo sur les questions qui préoccupent l’organisation continentale.

 La « bataille contre la corruption », thème officiel du sommet de l’Union africaine (UA) qu’abrite la Mauritanie, du 28 juin au 2 juillet, n’éclipsera sans doute pas d’autres sujets importants qui animeront les huis clos. Parmi ces sujets, on peut citer la réforme de l’institution, la question du Sahara occidental et la présence du président français, Emmanuel Macron.

S’ils veulent s’engager à « gagner la bataille contre la corruption » considérant qu’elle est « une nouvelle voie durable vers la transformation de l’Afrique », les dirigeants africains devraient peut-être, en premier lieu, songer à la réforme de la petite vieille de 55 ans qu’est l’UA. Le sujet tient à cœur le président en exercice de l’institution, le Rwandais Paul Kagamé, dont le mandat prendra fin en janvier 2019. En particulier, il souhaite voir les résolutions prises au cours des sommets successifs s’appliquer réellement sur le terrain. Il semble que malgré quelques réticences dues au fait que certains trouvent qu’il va trop vite en besogne, le président de l’UA compte aussi de nombreux soutiens à sa méthode.  

La question du Sahara occidental sera examinée lors d’un huis clos, le 1er juillet, au cours duquel le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, rendra son rapport. Question sensible comme en témoigne la nature complexe des rapports entre l’Algérie, principal soutien de la cause sahraouie, et le Maroc avec lequel le Polisario se dispute le territoire depuis plusieurs décennies. Elle avait provoqué le départ du royaume chérifien de l’organisation panafricaine en 1984, mais depuis, Rabat a renoué avec la famille africaine. Ce qui fait dire à certains observateurs que l’organisation disposerait à nouveau d’une certaine marge de manœuvre dans ce dossier.

Même s’il ne devrait pas prendre la parole à l’occasion de ce sommet (l’ordre du jour ne le prévoit pas), la présence à Nouakchott, le 2 juillet, du président français, Emmanuel Macron, est considérée comme une autre étape importante du sommet. Au cours du déjeuner qu’il organisera avec ses homologues chefs d’État africains, les échanges porteront notamment sur le financement des opérations de maintien de la paix.

Enfin, si elle se posera en termes clairs ou feutrés, la succession à la tête de l’Organisation internationale de la francophonie le sera peut-être dans la droite ligne du soutien officiel apporté par le président français à la candidature de Louise Mushikiwabo, l’actuelle ministre rwandaise des Affaires étrangères. À savoir que la Canadienne Michaëlle Jean, secrétaire générale sortante, est toujours en course pour sa propre succession. La diplomatie se jouera à fond comme très souvent lors des batailles pour l’attribution de prestigieux mandats internationaux.

 

Gankama N'Siah

Légendes et crédits photo : 

Le président de la République, lors de son départ pour Nouakchott, le 29 juin 2018 à Maya-Maya

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