Tourisme : un secteur d’avenir au Congo

Jeudi 26 Septembre 2019 - 16:30

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L’humanité célèbre, le 27 septembre de chaque année, la Journée mondiale du tourisme. A l’occasion de la quarantième édition, le gouvernement a rendu public un message lu par la ministre de tutelle, Arlette Soudan-Nonault, réaffirmant l'importance du secteur dans le développement économique et social du pays.

La journée vise à sensibiliser la communauté internationale à l’importance du tourisme et de ses valeurs sociales, culturelles, politiques et économiques. Cette année, elle est célébrée sur le thème « Tourisme et emploi : un avenir meilleur pour tous », et l’Inde a été choisie pour être le pays hôte de l’événement.

Le tourisme, a indiqué la ministre Arlette Soudan-Nonault, constitue un puissant outil de création d’emplois, une force motrice de la croissance économique et du développement. Selon les données du Conseil mondial du tourisme et des voyageurs, en 2015, il a créé, a-t-elle laissé entendre, plus de cent sept millions d’emplois (soit 3,6% de l’emploi total pour 3% du produit intérieur brut mondial) et contribué, directement et indirectement, à la création d’un total de deux cent quatre-vingt-quatre millions d’emplois, soit l’équivalent d’un emploi sur onze dans le monde. En 2026, ces chiffres devraient atteindre trois cent soixante-dix millions d’emplois, soit un emploi sur neuf.

Ce secteur représente dans de nombreux pays dont le Congo, a-t-elle poursuivi, l’option de développement économique durable la plus fiable, et l’une des principales sources d’épargne potentielle en devises étrangères.

Arlette Soudan-Nonault a souligné que si le tourisme met l’accent sur la réduction de la pauvreté, il est en mesure de bénéficier directement aux groupes les plus pauvres, grâce à l’emploi de la population locale dans les entreprises touristiques, à l’approvisionnement en biens et services aux touristes, ou par la création de petites entreprises communautaires locales. 

Un secteur de main-d’œuvre important

Arlette Soudan-Nonault a indiqué que le tourisme est un secteur de main-d’œuvre important, formé traditionnellement par des petites et micro entreprises. De nombreuses activités touristiques sont particulièrement vouées aux femmes, aux jeunes et aux groupes marginaux de la population tels que les minorités ethniques. Elle a soutenu qu'un nombre non négligeable d’emplois touristiques est facilement accessible aux plus démunis, car requérant de faibles capacités et de petits investissements. Certains peuvent être à temps partiel et servir ainsi de revenus complémentaires à d’autres activités. Considéré comme le quatrième secteur exportateur au monde après le pétrole, les produits chimiques et l’automobile, le tourisme offre donc de nombreuses possibilités d’emplois.

Plusieurs emplois créés dans le domaine au Congo  

Les emplois créés dans le domaine du tourisme dans le pays, selon la déclaration du gouvernement, sont très variés et de trois types, notamment les emplois directs, les emplois indirects et les emplois induits qui correspondent à des activités non touristiques par nature mais productrices de biens et services qui sont consommés par les touristes. D'une manière générale, a affirmé la ministre, il est donc un secteur d’avenir au Congo, porteur de croissance et d’emplois, à la seule condition que les pouvoirs publics et le secteur privé lui accordent une attention soutenue à travers un partenariat solide, un cadre législatif et réglementaire cohérent et des investissements multiformes allant de la diversification structurelle à la construction des infrastructures, de la fourniture des équipements à la formation du personnel dans des structures appropriées.

« C’est ici le lieu de rappeler que le président de la République, chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso, pleinement conscient de l’importance de ce vecteur de croissance, a fait inscrire le tourisme parmi les priorités du Plan national de développement 2018-2022, au titre de pilier de la diversification. Tant il est vrai que parmi les pays au monde qui ont eu la volonté politique de développer ce secteur, aucun n’a eu à le regretter », a assuré la ministre du Tourisme et de l'environnement.

Bruno Okokana

Légendes et crédits photo : 

La ministre du Tourisme et de l'environnement prononçant la déclaration au nom du gouvernement

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