Investissement en Afrique: le G20 favorable aux flux de capitaux plus stables et durables

Samedi 31 Août 2024 - 9:30

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Favoriser les investissements directs étrangers (IDE) productifs de long terme plutôt que les volatils, tel est l’objectif du G20 qui a dévoilé dix mesures phares pour attirer des flux de capitaux stables vers l’Afrique.

Promouvoir les IDE de long terme dans les secteurs productifs, les infrastructures, l’énergie verte et l’agriculture durable plutôt que les investissements volatils spéculatifs, renforcer le rôle des banques multilatérales de développement pour financer ces priorités, mettre en place des cadres politiques robustes pour attirer et stabiliser les flux de capitaux, sur la base des recommandations de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et encourager l’implication du secteur privé, via l’intégration des systèmes de paiement, tels sont cinq points clés des dix qui émergent la feuille de route du G20 visant à favoriser des investissements et flux de capitaux plus stables et durables vers l’Afrique. S’ajoutent la réforme de la gouvernance des institutions financières internationales pour accroître la représentation des pays en développement, utiliser les droits de tirage spéciaux, mettre en œuvre la solution de l’OCDE pour lutter contre les inégalités croissantes. Ces flux dits « stables et durables » s’opposent aux investissements de portefeuille très volatils. Entendre par « flux de capitaux plus stables et durables vers l’Afrique », des IDE qui s’inscrivent et contribuent au développement économique durable du continent.

Renforcer davantage l’architecture financière internationale

En Afrique, le déficit d’infrastructures (transports, énergie, eau, télécommunications) constitue un frein majeur au développement. Les ministres des Finances et les gouverneurs de banque centrale du G20 ont réitéré leur engagement à stimuler les investissements publics ou privés pérennes dans ces secteurs essentiels (routes, ponts, lignes ferroviaires, barrages hydroélectriques, réseaux de fibre optique, etc). Les financements verts et les énergies renouvelables vont aussi être davantage stimulés. En effet, pour soutenir la transition énergétique et s’attaquer au changement climatique, l’Afrique a besoin d’investissements importants dans les énergies renouvelables (solaire, éolien, géothermie, etc.), les infrastructures résilientes, l’efficacité énergétique, la gestion durable des ressources naturelles.

Implications pour l’Afrique et cadres politiques et réglementaires

Selon un rapport de l’OCDE, des discussions sont en cours pour évaluer les facteurs influençant les flux de capitaux vers les économies émergentes et en développement, et analyser les opportunités pour ces pays d’attirer et de conserver des flux d’investissements étrangers stables et à long terme ainsi que les obstacles à cela. En ce qui concerne les cadres politiques et réglementaires pour atténuer la volatilité excessive des flux de capitaux, les ministres des Finances et les gouverneurs de banque centrale du G20 indiquent qu’ils « accueillent favorablement la note de l’OCDE sur la résilience des flux de capitaux vers les économies émergentes et en développement ». La question de la transition énergétique et du changement climatique est omniprésente dans le communiqué, qui évoque également des instruments novateurs tels que les clauses d’obligations résilientes au climat.

Noël Ndong

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