Centrale électrique de Kintélé : la remise en service préoccupe le gouvernementLundi 28 Mars 2022 - 13:06 Le gouvernement entend mobiliser les moyens pour remettre en service la centrale électrique située dans le complexe sportif de la Concorde, à Kintélé, dont les travaux ont été réalisés à 85% puis arrêtés par faute de moyens. Ils pourraient être finalisés d’ici à quatre mois, selon les explications
« Depuis 2015 comme nous n’avons pas pu terminer les travaux, nous avons à nos propres frais assuré le gardiennage de la centrale électrique. Nous n’avons donc pas perdu du matériel et on a été épargné parce qu’on a fait le nécessaire », a expliqué Fréderic Breyton, directeur de Procob. Un témoignage qui renforce la thèse de Hugues Ngouélondélé selon laquelle il fallait confier la sécurisation de tout le complexe à des sociétés de gardiennage privées. La centrale électrique a, en effet, tourné provisoirement pendant les 11es Jeux africains de Brazzaville 2015 en attendant sa mise en service définitif. A cause de la crise économique et financière que le pays traverse, le chantier n’a pas été totalement finalisé. Et la visite du ministre a confirmé la volonté du gouvernement à finaliser les travaux. « Nous nous réjouissons que le gouvernement, à travers le ministère de la Jeunesse et des Sports, veuille poursuivre et remettre en service cette centrale. On avait arrêté à 85% faute de moyens. Aujourd’hui, il y a une volonté politique de poursuivre les travaux et nous sommes prêts à les finaliser. Nous nous sommes engagés devant le ministre à finir dans quatre mois si nous avons les moyens économiques et financiers », a déclaré le directeur général de Procob. La société a pris l'engagement d'envoyer un mémorandum des travaux à réaliser au ministère. Selon les explication, les 15% des travaux à réaliser ne concernent que la maintenance et la vérification. « La centrale électrique n’est pas un groupe individuel dans une maison où il suffit de s’assurer que le générateur de la batterie marche bien. On envoie le courant à fort débit. Il faut faire très attention. Nous avons des machines modernes très sensibles qu’il faut le réviser. Nous le ferons dans les règles de l’art et dans les délais », a précisé Fréderic Breyton. Selon Mathias Ngoténi, l’un des techniciens, il y a de très grands travaux de génie civile à réaliser dans ce chantier et quelques difficultés à surmonter. La centrale électrique, a-t-il expliqué, a de sérieux problèmes au niveau des automates (la partie contrôle- commande). Les commandes à distances qui ne sont pas montées nécessitent d’être mises à niveau. En plus, il y a encore quelques ajustements à faire au niveau de la mécanique de la centrale. « Ce sont les points les plus difficiles actuellement puis au niveau du circuit combustible, nous avons de sérieux problèmes avec la protection de la tuyauterie. Elle devrait être mise sous caniveaux », a-t-il justifié. Pour l’instant, la centrale n’est pas connectée au réseau de l’Energie électrique du Congo (E2C) qui est seulement de transit. « Nous avons deux arrivées E2C qui partent de Djiri et qui transitent sur la centrale. A ce moment là, elle reste comme une centrale de secours. Si l’on veut bien qu’on puisse avoir une centrale qui soit connectée au réseau, une commande devrait être faite d’autant plus que nos automates ont prévu toutes ces possibilités », a expliqué Mathias Ngoténi. La société entend finir les travaux dans quatre mois. La balle est désormais dans le camp du gouvernement. James Golden Eloué Légendes et crédits photo : Hugues Ngouélondélé visitant la centrale électrique/Adiac Notification:Non |