Département de la Lékoumou : la population autochtone célèbre la Journée internationale de ses droitsLundi 12 Août 2024 - 13:30 Le 9 août de chaque année est célébrée la Journée internationale des droits des peuples autochtones. A cette occasion, la population autochtone de Bambana, dans le département de la Lékoumou, a célébré cette journée à travers la vulgarisation de la loi n° 5-2011 du 25 février 2011.
En dépit des assurances du commissaire de police de Bambama, la communauté autochtone n’a pas manqué d’exprimer sa frustration face à la non-application de la loi. C’est le cas de Blaise Ngono, un jeune lycéen autochtone de Lefoutou, qui a déclaré. « Nous, peuples autochtones, ne sommes pas protégés tel qu’il se doit. Voyez-vous, même les éléphants, qui ne savent pas qu’il y a une loi qui les protège, sont mieux protégés que nous, les autochtones. Ce n’est pas normal », s’est-il plaint. Ses propos ont mis clairement en lumière le problème persistant de l’absence de mise en œuvre de la législation. Outre cela, Blaise Ngono a également souligné que deux jeunes autochtones de Bambama, ayant terminé leur formation à l’École nationale des eaux et forêts, n’ont toujours pas été intégrés dans la fonction publique, décourageant ainsi les jeunes générations à poursuivre leurs études. Sagesse Bambama, députée junior, a ajouté que les autochtones ont besoin d’apprendre des métiers et d’accéder à l’emploi. « Vivre de la chasse, de la cueillette et de la pêche n’est pas chose facile, je vous assure. N’écoutez surtout pas ceux qui disent que les autochtones se sentent mieux dans la forêt. Sachez juste que si nous le faisons, c’est parce que nous n’avons pas d’autre choix. Aidez-nous aussi à sortir de cette situation précaire », a-t-elle déclaré.
Notons que les échanges entre les forces de l’ordre, l’ONG Espace Opoko, la population autochtone et les Bantus ont été suivis de jeux pour les enfants et d’une soirée animée par des artistes venus des districts de Komono et de Zanaga. Cette célébration a mis en lumière l’urgence pour le gouvernement de s’assurer que la loi n° 5-2011 soit pleinement appliquée. Il est impératif que les autorités prennent des mesures concrètes pour intégrer les jeunes autochtones formés dans la fonction publique et garantir que leurs droits soient respectés au même titre que ceux de tous les citoyens. Les promesses ne suffisent plus, il est temps d’agir pour que la population autochtone bénéficie réellement de la protection et de la promotion de ses droits. Bruno Zéphirin Okokana Légendes et crédits photo :1- Blaise Ngono, intervenant lors de la célébration de la Journée internationale des droits des peuples autochtones/ DR
2- Un échantillon des participants posant pour la postérité/ DR
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