![]() Droits fondamentaux : Maïck Lukadi plaide pour la loi portant protection des défenseurs des droits de l’hommeLundi 4 Avril 2022 - 15:45 Le président de l’organisation Assistance aux personnes vulnérables et enfants du Congo (APVEC ), Maïck Lukadi, appelle les deux chambres du Parlement à accélérer la présence de la loi portant protection des défenseurs des droits de l’homme dans l’arsenal juridique congolais. Dans un entretien en mars dernier avec la presse, Maïck Lukadi a regretté le manque d’un texte en faveur des activistes des droits de l’homme dans l’arsenal juridique congolais, déplorant le fait que le projet de loi introduit au Parlement depuis plusieurs années moisisse dans les tiroirs des deux chambres. Cette carence, a-t-il estimé, est à la base du traitement indécent que subissent les activistes des droits de l’homme et d’autres membres de la société civile à travers le territoire national de la part des services chargés du maintien de l’ordre dont la police et l’armée. Le président de l’APVEC a rappelé que le travail des activistes des droits de l’homme profite à tout le monde, que l’on soit du pouvoir ou de l’opposition . Pour lui, cette loi faciliterait le travail dont les bénéfices pour la nation sont incalculables. « Ce travail n’a pas de couleur car les défenseurs des droits de l'homme servent la nation et tout le monde, sans distinction de sexe, de religion, de race, de nationalité ni de couleur politique », a-t-il insisté. Maïck Lukadi motive son insistance à voir cette loi votée rapidement au niveau des deux chambres du Parlement par des nombreuses brimades et arrestations arbitraires dont sont victimes les défenseurs des droits de l'homme dans l’exercice de leur apostolat. Pour s’en convaincre, il cite l’exemple d’un des membres de son organisation, Erudith-Erudih Mokonzi, victime d’arrestation arbitraire lors d’une des marches tenues fin 2018 et organisées par le Comité laïc de coordination (CLC) en vue d’obtenir l’organisation des élections dans le délai. Le dirigeant de l'APVEC se dit révolté parce qu’à l’issue de cette marche décrétée par le CLC, Erudith-Erudih Mokonzi a connu de graves déboires avec les services de sécurité jusqu’à choisir la clandestinité. « Peu après son travail d’enquêteur lors de cette manifestation, il a été l’objet des menaces de mort et autres promesses de traitement cruel, inhumain et dégradant. C’est donc ce climat d’insécurité qui l’aurait poussé dans la clandestinité », a souligné Maïck Lukadi. Le président de l'APVEC a indiqué, en outre, que plusieurs autres membres de son organisation ont été victimes de ce genre de traitement de la part des services de sécurité. Il espère donc que le vote de cette loi au Parlement et sa promulgation par le chef de l’Etat éviterait aux défenseurs des droits de l'homme ce genre de traitement. Lucien Dianzenza Légendes et crédits photo :Maïck Lukadi et un membre de son organisation Notification:Non |