Les souvenirs de la musique congolaise: Négro succès a marqué d’une empreinte indélébile les décennies 1960 et 1970 (Suite et fin)Jeudi 27 Février 2025 - 19:01 De succès en succès et au fil du temps, le Négro succès est au summum de la gloire et attire plus d’un mélomane et "nguembos" lors de ses différentes prestations dans les bars dancing de Kinshasa et Brazzaville. Et Bavon Marie Marie s’affirme comme le compositeur incontesté du groupe avec ses titres sublimes tels que ‘’Maséké ya mémé’’, ‘’Etabé ya mofudé’’, ‘’Libanga na libumu’’, ‘’Bolingo ya ngaï na yé’’ et bien d’autres.
La tournée au Kenya en 1969 fut une étape importante dans le palmarès du groupe malgré la défection de plusieurs musiciens parmi lesquels Dieu Mudos, Makwanzi et Kalembi Kajos qui décidèrent d’y rester et créèrent un groupe appelé Les Noirs. Quant à Empompo Loway, de retour au pays, il rejoignit l’Afrisa de Tabu Ley. Malheureusement, ce qui ne devait pas arriver, arriva. Bavon Marie Marie fut arraché à la vie à fleur de l’âge, dans la nuit du 5 août 1970 à la suite d'un accident de voiture à Kinshasa. Il laissa les fans dans la douleur et la consternation, car sa perte fut un coup dur pour le Négro succès qui eut du mal pendant un certain temps à reprendre sa place sur l’échiquier musical congolais. En 1971, le Négro succès recrute Dercy Mandiangu à la guitare solo et enregistre les titres "Talon dame" et "Nelly ya Moro", lançant à cette occasion la nouvelle danse dénommée "Danse makolo pente" qu’adopte le public. Malgré ce nouvel engouement, plusieurs musiciens quittent le navire Négro succès. De retour de Bruxelles, en Belgique, en 1972, Léon Bolhen crée le Négro national et recrute d’autres musiciens, en l’occurrence le batteur Dikis et les saxophonistes Kabongo et Michel Sax. Par la suite, il signe un contrat avec le producteur Suzanela de Miezi et mettra sur le marché quelques titres. Une expérience de courte durée car en 1973, à cause des dissensions avec son producteur, Bolhen et son groupe décidèrent de rompre le contrat. Une décision qui ipso facto fut à l’origine de la disparition du Négro national de l’arène musicale du Pool Malebo.
Auguste Ken Nkenkela Légendes et crédits photo :Illustration Notification:Non |