Élection à la direction générale de l’Unesco : première audition des candidatsSamedi 5 Avril 2025 - 17:44 À la veille de la première audition des trois candidats par le Conseil exécutif de l’Unesco, trois visions se feront face. La vraie question pour les auditeurs onusiens vis-à-vis des trois candidats envisageant le poste de directeur général 2025-2029, sera : "Lequel des trois groupes électoraux Afrique, Amérique latine ou de la région Arabe mettra l’Unesco dans les meilleures dispositions face aux enjeux du moment ?"
Pour Khaled Ahmed El-Enany Ali Ezz, candidat de la région arabe à l’Unesco, cette ambition passe par une vision d’une Unesco pour les peuples, plaçant l’humain au cœur de sa mission, sans distinction ni discrimination, en ne laissant personne de côté. De son côté, pour la candidate du groupe électoral Amérique latine, Gabriela Ilian Ramos Patino, c’est plutôt s’engager à conduire l'Unesco vers un avenir où l'innovation, l'inclusion et l'autonomisation seront les moteurs du progrès mondial au XXIe siècle. Le candidat du groupe électoral africain s’inscrit, lui, dans la consolidation des acquis universels de l’Unesco tout en proposant des innovations majeurs notamment dans l’éducation, la science et la culture, à mettre en place lors du prochain mandat 2025-2029. Durant une trentaine d’années dans les arcanes de l’Unesco, il a gravi les échelons à travers des missions stratégiques de haut niveau, il a déjà contribué à façonner cette institution. En obtenant ce poste de directeur général, il apportera, de manière cohérente et collégiale, sa touche aux atouts et fragilités de l’organisation onusienne. Avec cette candidature d’un homme valeureux du Bassin du Congo, poumon de l'humanité, sous l’impulsion de la République du Congo, c’est toute l’Afrique qui, pour la première fois, pourra rayonner pour les recherches scientifiques, la défense des journalistes, la valorisation du riche patrimoine culturel africain. Il ne s’agit pas de recréer la roue mais seulement de recentrer le mandat de l’Unesco face à la crise de confiance envers le multilatéralisme. En somme, Firmin Edouard Matoko porte un programme tourné vers l’avenir. Ce programme permet la modernisation malgré la confrontation des défis actuels du changement, tant climatiques que ceux de la préservation de notre écosystème. Il prévoit une Unesco totalement investie dans le rôle qui lui est propre de défense de ses multiples actions. Le candidat du groupe Afrique jouit des soutiens des intellectuels et ONG avec qui il a travaillé étroitement. Ainsi, par exemple l’ONG Réseau africain des promoteurs et entrepreneurs culturels RAPEC dont, par son Comité international pour la mobilisation et la promotion de la Journée mondiale des cultures africaines et afro-descendantes –JMCA–, depuis plus de deux décennies, le sous-directeur a toujours apporté un soutien indéfectible aux actions de cette ONG fondée par Ayité John Dossavi. Lors de sa 18ᵉ session, le 23 novembre 1974, l’Unesco avait porté à sa tête Amadou Mahtar Mbow, premier Africain à occuper le poste de directeur général. Cinquante ans plus tard, il est temps que les voix africaines et celles des défenseurs d’un monde plus inclusif expriment la volonté de renouveler leur confiance au continent africain, berceau de l’humanité, phare en majesté pour une humanité réconciliée. Marie Alfred Ngoma Légendes et crédits photo :Firmin Edouard Matoko Notification:Non |