Développement : l’Institut de recherche en sciences sociales veut innover le secteur agricole

Vendredi 16 Juillet 2021 - 14:58

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Le ministre de la Coopération internationale et de la Promotion du partenariat public-privé, Denis Christel Sassou Nguesso, a ouvert, le 15 juillet, la journée scientifique sur le thème « Du développement de la diplomatie économique à l’apport du partenariat public-privé dans le développement de l’agriculture au Congo », en présence de son homologue de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et de l’innovation technologique, Edith Delphine Emmanuel.

La rencontre fait suite à l’analyse des impacts constatés dans toutes les activités agricoles menées dans le pays à l’endroit de l’homme par l’Institut national de recherche en sciences sociales et humaines (INRSSH), explique le directeur de cet institut, Guy Missavou.  L’objectif est de vulgariser les réseaux des agriculteurs dans le secteur social, de vulgariser l’action du partenariat public-privé comme étant un levier de la croissance économique dans le pays.

Sur le terrain, l’INRSSH a identifié les faiblesses du secteur agricole qui nécessite un accompagnement multiforme dans le cadre de la stratégie de marketing en vue de développer les techniques de commercialisation. De même des réseaux des agriculteurs qui ont un partenariat public-privé entre l’Etat congolais et l’ensemble des structures privées pouvant accompagner les citoyens dont Agri-Congo, une structure née de la volonté de l’Etat congolais de s’associer avec des partenaires publics- privés pour assister techniquement et commercialement  les agriculteurs.  « L’institut a trouvé utile d’interroger ces réseaux, la mission du partenariat public-privé, pour que l’agriculture ne soit pas seulement l’apanage de l’Etat mais de tout partenaire ayant les compétences nécessaires pour une agriculture commerciale », a déclaré Guy Missavou.  

A l’ouverture des travaux, le ministre de la Coopération internationale et de la promotion du partenariat public-privé, Denis Christel Sassou N’Guesso a rappelé la mission de son ministère. Il a défini la diplomatie économique comme étant le maillon essentiel de la coopération internationale. Elle se place au cœur de l’approche politique.  « Il s’agira à travers cette approche politique de faire évoluer le mode de financement de nos politiques publiques en ayant recours au partenariat public-privé comme mode de financement par lequel les personnes morales de droit public feront appel à des partenaires privés pour financer et gérer des équipements assurant et contribuant à l’équipement public », a-t-il indiqué. Par ailleurs, il a demandé d’imaginer des modes de financement alternatifs et innovants car le système classique de financement des politiques publiques par les ressources de l’Etat connaît des limites; de mettre la science et la technologie au service de l'agriculture. 

 Le ministre a rappelé qu’à travers la nouvelle vision de la gouvernance économique, les partenaires public-privé pourront mobiliser les ressources nécessaires pour le financement de la recherche et de l’innovation dans les domaines concourant au développement du pays dont l’agriculture.

« L’ambition du partenariat public-privé est de contribuer à capter les fonds nécessaires pour donner une plus grande manœuvre technique et commerciale au secteur agricole. Le financement de la recherche et l’innovation agricole à travers ce partenariat évitera d’amplifier davantage le déséquilibre macro-économique ». 

Lydie Gisèle Oko

Légendes et crédits photo : 

Une vue des participants lors de l'ouverture de la journée scientifique ( Adiac)

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