Enfance en situation de rue: l'implication des professionnels de l’information dans la lutte des droits des enfants sollicitée

Jeudi 3 Novembre 2022 - 10:54

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Un atelier de sensibilisation à la protection des enfants et jeunes en situation de rue a été organisé, le 2 novembre au siège du Samusocial Pointe-Noire, à l’intention des professionnels de l’information et de la communication.

Animé par Jessica Mamoni Goma, procureur de la République près le tribunal pour enfants, avec à ses côtés Arle Ntonta, directeur des opérations au Samusocial, et Herera Bissikoumounou, psychologue, l’atelier initié par le Samusocial Pointe-Noire et le Groupe 5 du Cadre de concertation des acteurs sur la prise en charge des enfants et jeunes en situation de rupture a eu pour objectif de renforcer le dispositif de protection de l’enfant en danger à Pointe-Noire, au travers d’un véritable dialogue autour des valeurs et notions y afférentes avec les médias. Ce, dans le cadre de la célébration du 33e anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant, prévue le 18 novembre.

En ouvrant l’activité, Benoit Box, directeur du Samusocial Pointe-Noire, a présenté les missions de sa structure dont le but est de lutter contre l’exclusion sociale des enfants et jeunes vivant dans la rue.

Au cours de l'atelier, les interventions des orateurs ont été axées sur les textes réglementaires relatifs à la protection de l’enfant, notamment la Convention relative aux droits de l’enfant, la loi n° 4 -2010 du 14 juin 2010 portant protection de l’enfant de République du Congo, et bien d’autres  textes internationaux ratifiés par le pays.

Pour les orateurs, tout enfant âgé d’au moins 18 ans a des droits reconnus par les textes réglementaires. Ces droits sont, entre autres, ceux à l’éducation, à l’identité, à la santé…Tout enfant quel qu’il soit doit jouir des mêmes droits. La non observation de ceux-ci exposent les enfants à certaines situations. Les violences de toutes sortes exercées sur eux sont  également à l’origine de certains phénomènes aujourd’hui décriés comme celui des enfants en situation de rue.

Ainsi, au niveau du foyer, de la famille ou en communauté, chaque personne doit agir en vue de mettre fin à cette gangrène qui devient de nos jours un véritable serpent de mer, ont reconnu les orateurs. Le cadre légal et juridique, à l’instar du Code de procédure pénale, punit toute forme de violation des droits de l’enfant, a dit le procureur près le tribunal pour enfants. "Est puni d’une amende de 60 000 à 420 000 FCFA, le père ou la mère, le tuteur qui se soustrait à tout  ou partie de ses obligations morales ou matérielles à l’égard de l’enfant. En cas de récidive, la peine sera de six mois à deux ans d’emprisonnement, stipule l’article 110 de la loi n° 4 -2010 du 14 juin 2010 portant protection de l’enfant en République du Congo", a-t- elle averti.

Signalons que la célébration de la Convention internationale des droits de l’enfant fait partie des projets mis en œuvre par le Samusocial Pointe-Noire et ses partenaires avec des financements de l’Union européenne, de la Fondation UEFA pour l’enfance, et l’ambassade de France à travers le Piscca.

Hervé Brice Mampouya

Légendes et crédits photo : 

La photo de famille lors de l'atelier sur les droits de l'enfant/ Adiac

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