70 ans de l’École de peinture de Poto-Poto : trois mois des festivitésJeudi 24 Juin 2021 - 18:14 A l’occasion de la célébration des soixante-dix ans de l’Ecole de peinture de Poto-Poto (EPPP), la direction de l’Institut français du Congo et le ministère de la Culture et des Arts ont lancé le début des festivités à travers une conférence en ligne et une projection d’un documentaire sur ladite école.
Quant au souvenir que l’EPPP garde de Pierre Lods, le Congolais Parfait Mbon a signifié que le seul souvenir c’est l’école. Parce que sur le terrain, les œuvres produites par Pierre Lods ne se font pas voir. Si on parle de Pierre Lods, c’est parce qu'il est le créateur de l'EPPP. Au départ, c'était un centre d’art africain. C’est après l’indépendance qu’elle est devenue école de peinture de Poto-Poto. L’autre moment de cette célébration a été la projection du documentaire « Les peintres de l’Ecole de Poto-Poto » de Sapouley Nkodia. Ce documentaire retrace l’histoire de l’EPPP, ses peintres, et l’avenir de cette école. Dans ce documentaire, les peintres se sont plaints du fait que leurs aînés de l’époque n’ont plus d’archives, car leurs toiles ont été achetées par les Européens et se retrouvent dans les musées occidentaux. C'est un véritable manque à gagner pour le Congo, tout simplement parce qu’il n'y a pas un musée pour cette école. En outre, ils ont déploré le manque d’annuaire, ce qui sous-entend qu’on ne peut pas dire avec exactitude combien de peintres sont passés par cette école.
Présent à cette célébration, le député de Poto-Poto 3, Ferréol Gassakys, a lancé un cri de cœur, celui de soutenir les peintres de cette école. Certes l’initiative est du Français Pierre Lods, mais aujourd’hui le flambeau a été pris par des Congolais et ça fait la fierté du pays. L’EPPP c’est un patrimoine, car soixante-dix ans ce n’est rien. C’est un baobab, même si l’expérience de vie est accrue. Bruno Okokana Légendes et crédits photo :Photo 1 : Le Français Pascal Letellier pendant la conférence en ligne (crédit photo/ ADIAC)
Photo 2 : Le peintre Jacques Iloki parlant de l’histoire de l’École de peinture de Poto-Poto (crédit photo/ ADIAC)
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