CSLC : Jean Manjily et Pasteur NGanga ont prêté serment devant la Cour suprêmeSamedi 25 Juin 2016 - 15:15 Jean Manjili et Pasteur Nganga, respectivement technicien et journaliste en service au ministère de la Communication, nouvellement élus membres du Conseil supérieur de la liberté de communication ont prêté serment le 24 juin à Brazzaville devant la Cour suprême.
Dans sa réquisition, le procureur général, près la Cour suprême, Tadet Ndayi a insisté sur la nécessité d’informer objectivement le peuple. « C’est un droit légitime », a-t-il dit. « Communiquer est un besoin vital qui fait l’essence de l’homme », a poursuivi le procureur général, invitant les nouveaux régulateurs à « défendre en toute liberté les droits de communiquer pour tous citoyens, garantir leur libre accès aux informations afin de leur donner l’occasion de s’exprimer ». Il les a ensuite demandés de protéger les organes de presse. « Ayez le courage de vos opinions et contrôlez tout pour qu’il n’y ait pas de dérapage », a insisté Tadet Ndayi, fustigeant les excès des nuisances sonores qui entravent la liberté des citoyens. Dans son plaidoyé, le bâtonnier du Barreau de Brazzaville, Me Emmanuel Oko a insisté sur les missions dévolues au Conseil supérieur de la liberté de la communication. « C’est un pouvoir de sanction, une institution prestigieuse, et un organe du pouvoir de l’Etat du fait de sa place d’arbitre et d’équilibre », a souligné le Bâtonnier Emmanuel Oko. Le CSLC, a poursuivi Me Oko, est une institution prestigieuse pour son rôle en démocratie mais aussi pour ses délicates missions de régulation et de surveillance. L’institution est aussi prestigieuse pour sa composition dépolitisée et son indépendance vis-à vis du pouvoir politique. S’adressant aux nouveaux membres du CSLC, Me Emmanuel Oko a insisté sur les vertus de loyalisme et de loyauté. « Vous devez faire preuve d’impartialité, d’honnêteté, de probité, de dignité et d’indépendance intellectuelle, être réservés et discrets dans l’exercice de votre profession », a notamment souligné le Bâtonnier », interdisant les régulateurs à avoir des partis pris. A l’heure des nouvelles techniques de l’information et de la communication, Emmanuel Oko interpelle le savoir-faire des membres du CSLC, s’appuyant sur la prolifération des A son tour, le premier président de la Cour suprême, Placide Lenga, prenant acte de la prestation de serment des deux nouveaux membres ainsi que de la réquisition du procureur général et de la plaidoirie du Bâtonnier de Brazzaville a simplement déclaré les deux postulants « installés dans leur fauteuil». Le serment, a – t-il dit, est « la manifestation de l’engagement pris ». Placide Lenga a commenté les différents textes juridiques organisant la profession de la communication. Il a évoqué entre autres la loi n°8 - 2001 du 12 novembre 2001 portant liberté de l’information et de la communication, la loi n°15-2001 du 13 décembre 2001 relatives au pluralisme dans l'audiovisuel public et la loi organique n°4-2003 du 18 janvier 2003 déterminant les missions, l'organisation, la composition et le fonctionnement du Conseil supérieur de la liberté de l'information et de la communication. Soulignons que la charte des professionnels de l'information constitue le document de base des communicateurs. Jean Manjiry et Pasteur Nganga sont devenus membres du CSLC à l’issue du scrutin du 27 février 2016 tenu à Brazzaville. Ils font partie du quota des professionnels de l’information et de la communication. Le président de la République Denis Sassou N’Guesso a entériné cette élection à travers le décret n°2016-63 du 29 février 2016. Les autres membres de ladite institution ont été quant à eux reconduits pour un nouveau mandat de trois ans, rappelle-t-on. Le CSLC compte au total 11 membres, à raison de trois nommés par le président de la République, deux par la Cour suprême, deux par le président de l'Assemblée nationale, et deux par le président du Sénat. Notons que Jean Manjily (59 ans ) est ingénieur hors- classe en télécommunications et ancien directeur de transmission à la Télédiffusion du Congo (TDC), alors que Pasteur Nganga(57 ans) est journaliste de niveau3 hors-classe de 14è échelon et ancien directeur de l’information à l’Agence congolaise d’information (ACI).
Jean Kodila Légendes et crédits photo :1-Jean Manjily et pasteur Nganga suivant la réquisition du procureur de la République
2- Les membres de la Cour Supême Notification:Non |