Voiries urbaines: les usagers inquiets du mauvais état des routes

Samedi 2 Juin 2018 - 14:00

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Chaussées non entretenues, nids-de-poule, absence de marquage au sol, etc., le réseau routier de la ville de Pointe-Noire s’est progressivement dégradé,  mettant mal à l’aise la population qui ne cesse de se plaindre.

Pointe-Noire a vu sa démographie s’élargir à pas de géant, la ville s’étalant aujourd'hui sur près de 35 km2 avec six arrondissements. Sa population est estimée à un million d’habitants et l’automobile s’est imposée comme le premier moyen de déplacement. Cependant, l’état de ses routes n’est pas exempt des critiques.

En effet, une grande partie du réseau routier a été détériorée pour de multiples raisons, entre autres, la vétusté des routes, le manque de canalisation et d’entretien, si bien que se déplacer à Pointe-Noire  devient difficile à certains endroits. Sur l’avenue Marien-Ngouabi, par exemple, une grande partie du goudron s’est décapée sur une longueur de  plus de vingt mètres, entre l’arrêt de bus 501 et la station-service X-oil, causant souvent un grand embouteillage.

Les automobilistes ponténégrins sont confrontés au quotidien aux difficultés de la conduite à cause de l’état de ces routes et ne cessent de demander aux autorités compétentes de prendre à bras le corps ce problème."Les nids-de-poule, des trous et des asphaltes qui se détachent causent également de dégâts à nos véhicules, notamment sur les pneus, les jantes, les amortisseurs, les suspensions et autres", se plaignent-ils.

En 2004, le département de Pointe-Noire avait bénéficié d’un programme de réhabilitation et de construction de ses infrastructures routières, sanitaires et d’adduction d’eau. D’un coût global de quinze milliards F CFA, ce programme était entièrement financé par l’Etat congolais. L’ensemble de ces investissements s'élevait à plus de douze milliards FCFA, alors que 2,8 autres milliards étaient affectés à la réhabilitation des bâtiments administratifs, des écoles et des centres de santé dans les sous-préfectures du département du Kouilou dont Pointe-Noire était le chef-lieu à l’époque.

Mais malgré les efforts consentis par les autorités du pays, le réseau routier de la ville n’est toujours pas fiable et demeure encore en mauvais état. Pourtant, en 2014, sur instruction du président de la République, un budget de vingt milliards FCFA a été porté au ministère de l’Aménagement du territoire chargé des Grands travaux. Malheureusement jusqu’aujourd’hui, Pointe-Noire peine toujours à satisfaire la population en matière d’aménagement des routes et d’assurer les besoins de mobilité de l’ensemble des citoyens. Certains quartiers sont dépourvus de voies bitumées, empêchant ainsi la population à circuler librement surtout en période de pluie.

 

Hugues Prosper Mabonzo

Légendes et crédits photo : 

Photo: L'avenue Marien-Ngouabi transformée en bourbier entre l'arrêt de bus 501 et la station service X Oil / Crédit photo Adiac

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