Meurtre du médecin directeur de l'hôpital d'Aungba : la société civile pointe du doigt les forces rebelles

Lundi 16 Janvier 2023 - 15:11

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En dépit de l'état de siège, la ville de Bunia, dans la province de l'Ituri, vit toujours dans une insécurité sans nom. Les groupes rebelles très actifs dans cette partie du pays commettent chaque jour des exactions et des tueries à l'endroit des paisibles citoyens.

Le dernier meurtre en date à Bunia est celui du Dr Ponet Ujuiga Towaso, médecin directeur de l’hôpital d’Aungba dans le territoire de Mahagi, en Ituri. Il a été assassiné par des hommes armés non autrement identifiés dans la nuit du 13 au 14 janvier. Face à cette tuerie de trop, la société civile de l'Ituri a condamné ce meurtre, le qualifiant de grave violation des droits de l'homme. « Le meurtre du médecin directeur de l’hôpital d’Aungba constitue une grave violation des droits de l’homme qui doit interpeller le gouvernement quant à sa responsabilité de protéger la population », a déclaré le coordonnateur de la société civile de l’Ituri, Dieudonné Lossa. Cité par la radio Okapi, il a laissé entendre qu’il est inacceptable, dans une province sous état de siège, que les groupes armés se comportent en maîtres, au vu et au su des autorités compétentes et des services de sécurité. « Nous nous demandons si nous sommes dans quelle province, pourtant, sous état de siège, mais on n’a pas droit à la sécurité. Un médecin qui est censée soigner les miliciens et les civils, on le tue par les armes. Le personnel soignant, les malades de l’hôpital d’Aungba sont tous en débandade », a-t-il poursuivi.

Il va sans dire que ce n'est pas la première fois que cette formation hospitalière est la cible d’hommes armés. Le coordinateur Dieudonné Lossa a indiqué que « l’Ituri est considéré pour le moment comme une province orpheline où les lois sont faites par les groupes armés. Ces derniers sont à l’aise dans la province alors que la population qui est censée être protégé par l’Etat est abandonnée». Pour mettre fin à ce cycle de violences devenues le vécu quotidien des Ituriens, le coordonnateur de la société civile de l'Ituri demande au président de la République d’accorder une attention particulière à cette province victime de multiples exactions des groupes armés.

Blandine Lusimana

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